Vivre dans l’obscurité

J’ai commencé à détester l’été parce qu’il ne me fait plus comme avant. Les ciels bleus fixes sans nuage tant chéris pour leurs promesses d’insouciance se sont transformées en pages d’ennui monotone. Le crépuscule et l’aube sont devenus des refuges que je compte investir pour mes prochaines années de vie. La retombée de l’agitation, des températures oppressantes, tout se remet à vivre, à respirer. J’ai pourtant entendu des cigales chanter même en pleine nuit, c’est terrifiant.

Me promener en pleine nuit, déambuler dans les recoins du village est devenu une passion gratuite très inspirante. Un lieu de réconfort où l’espace est disponible.